Jusqu’au jour où…
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Vous avez besoin de vacances Madame, vous être hyper tendue de la tête aux pieds !
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J’ai repris ce matin après 3 semaines de vacances…
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Ah, sacré chantier alors…
C’est mon kiné qui m’a accueillie comme ça en ce dernier jour d’août… Il ne me connaissait pas encore mais allait me découvrir et surtout me cerner très rapidement, à vue d’œil.
Il observe, scrute… et sans poser ses mains sur moi, expose ses premières conclusions.
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Pourquoi vous ne vous aimez pas ?
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???
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Vous ne prenez pas soin de vous et consacrez votre vie aux autres… mais vous, où êtes-vous ?
Ça y est, je suis cernée ! Il a lu en moi comme dans un livre ouvert… Ben justement, si je suis là c’est pour qu’on s’occupe de moi, qu’on me fasse du bien.
Pendant un an, chaque semaine voire deux fois par semaine, ce kiné qui est surtout ostéopathe me masse et me remet en place. A chaque séance son lot de démontage-remontage.
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Votre dos est complétement coincé, vous avez fait quoi cette fois ?
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J’ai attrapé un yaourt dans le frigo…
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Ah oui !!! Vous vivez dangereusement !
Pourquoi rien ne semble tenir mes articulations ? Pourquoi je suis toujours fatiguée ? Pourquoi j’ai mal partout mais jamais au même endroit ?
Pourquoi ça m’arrive à moi ????
La dernière séance…
Il y aura une dernière séance, un baisser de rideau le jour où, en faisant ma valise pour un séjour professionnel parisien, j’ai tendu le bras pour prendre des chaussettes dans le tiroir (la force basque, à côté, c’est Oui-Oui à la salle de muscu !) et où je n’ai même pas pu hurler ma douleur…
Le souffle coupé, le dos cassé… Je me suis écroulée sur le lit, les larmes coulaient sans bruit sur mes joues. STOP…
Trois semaines de convalescence pour effacer cette mauvaise passe, une de plus… Pas de kiné là-dessus, il y a 2 petites hernies discales, on n’y touche plus et on attend que ça passe.
Ou pas.
Si je raconte tout ça, c’est juste pour montrer un parcours de soins, de vie. Une dizaine d’années de ma vie d’avant où le mal ponctuait de manière très épisodique les longues périodes d’accalmie et de vraie vie.
Je n’y voyais que des temps de pauses imposés par mon corps qui exprimait ainsi son besoin de récupérer, de reprendre des forces quand je lui en demandais un peu trop. Je n’avais jamais vraiment été à l’écoute de cette enveloppe charnelle qui ne me servait en fait qu’à exister. Il me rendait la monnaie de ma pièce le bougre !
La fatigue est une chose, la maladie en est une autre.
J’étais juste fatiguée… un peu trop sans doute mais comment ne pas l’être avec mon mode de vie ?
Fatiguée mais pas malade…