Puis il y eut ce jour... J
où j’ai arrêté de courir, je marchais même… dans une librairie où j’allais chercher des infos pour rédiger un article.
S’il y a bien un endroit où la course est proscrite, c’est la librairie, lieu de calme, de méditation, de réflexion à tous les rayons.
Puis il y a eu cette marche de trop. Un escalier sans prétention, même pas digne de la bibliothèque du Nom de la Rose… bien que serpentant lui aussi au milieu des bouquins poussiéreux.
Une marche et mon cri étouffé lié à une douleur fulgurante ressentie dans la cuisse gauche. Ma deuxième jambe vient au secours de la première histoire de rétablir un semblant d’équilibre et de ne pas attirer l’attention de tous les lecteurs potentiels. Peine perdue, la douleur est bien là, toujours là !
Une petite question s’impose… d’où vient-elle ??? Vu mon passé de grande sportive (1 m 75… ça s’arrête là ), j’ai le souvenir d’une douleur du même type le jour où j’avais pris le départ d’un cross au collège et m’étais écrasée comme une crêpe devant la prof toute aussi surprise que moi. A l’époque, le diagnostic était simple : « claquage ». Un manque d’entrainement sans doutes…
Mais là, dans cette librairie ???
Mon attitude n’avait rien de celle d’une sportive de haut niveau. Le seul effort que je venais de faire était de gravir une marche de 20 cm de haut à au moins 1km heure… et encore !
Objectif 1… ne pas crier
Objectif 2… tenter de reprendre une attitude « digne » afin que personne ne s’aperçoive de mon état
Objectif 3… repartir vers la rédaction, soit 800 m à faire sans finir allongée sur les pavés ou accrochée à un réverbère.
Ça fait beaucoup tout ça !
Qu’importe ! Mme Courage n’a pas pour habitude de flancher ! Non mais !!!
C’est donc une journaliste épuisée… mais digne, qui est rentrée ce soir-là à la rédaction avant d’être conduite illico chez le médecin par un collègue.
Verdict : claquage… Quoi ??? Comment est-ce possible ça ???
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Si Madame, un claquage peut-être engendré par une fatigue excessive. C’est votre corps qui dit « stop »
Ben nous v’la bien ! Ce coup-ci, je n’ai pas le choix, si mon corps se met à me donner des ordres, comment lui résister ?
L’arrêt maladie s’impose, de toute façon je ne peux plus mettre un pied devant l’autre… Il a dit STOP.